Visites du 01 septembre au 30 Juin 2018 sur réservation obligatoire

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au 06 52 39 53 37 et 09 53 59 33 55 pour l'église avec

un guide du patrimoine des Pays de Savoie (GPPS)

Minimun 24 h avant les visites

Splendeur et fin de l’Abbaye

Saint-François de Sales

Le 17ème siècle est marqué à l’abbaye d’Entremont par le passage de Saint-François de Sales qui au cours de l’année 1607 visite la vallée d’Entremont. Le lundi 8 octobre, il est à Entremont. C’est peut-être à cette occasion qu’il bénit l’une des cloches actuelles qui porte le nom de Thomas Pobel, avec la date 1607. Le lendemain, c’est le tour de Grand-Bornand et de Saint-Jean-de-Sixt ; Saint-François bénit aussi la chapelle qui venait d’être élevée au lieu même où naquit le Bienheureux Pierre Favre, premier prêtre de la compagnie de Jésus. Cette chapelle se trouve au Villaret de Saint-Jean-de-Sixt sur la route d’Entremont.

Le procès-verbal de cette visite pastorale fournit des détails intéressants : l’abbé commendataire d’Entremont est Pierre de Roncas- âgé de 11 ans ! – et nommé depuis deux ans. Le prieur claustral est le révérend Pernet-Mermet, du Grand-Bornand ; le sacristain, le révérend Thomé, faisant fonction de curé d’Entremont ; les trois chanoines s’appellent Burnet, Gay et Levet ; il y a trois novices.

 

 

L’abbé restaurateur Marc-Antoine de Granery

En 1645, le nouvel abbé commendataire était originaire du Piémont. Don Marc-Antoine de Granery, à la différence de ses prédécesseurs résida à Entremont et se fit remarquer par sa piété, sa régularité, sa charité envers les pauvres et son zèle pour la restauration et l’ornementation de ses églises. Il rétablit l’ordre et l’économie, non sans mal, car il dut soutenir d’interminables procès contre de nombreux particuliers, contre un de ses collecteurs d’impôts et même contre le curé de Pers, les chanoines de Notre-Dame d’Annecy, et les religieuses bernardines de La Roche !

Justicier sévère, il fit publier le 17 mai 1665, au Petit-Bornand et à Entremont, la défense de tirer au « papegai » (oiseau de carton au bout d’une perche), probablement à cause des danses et divertissements qui suivaient les fêtes au tir.

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Des 1680, il s’occupa de restaurer le couvent et son église. Les travaux se terminaient en 1682 en ce qui concerne les bâtiments et le magnifique retable fut achevé en 1685 comme en témoigne de nos jours l’inscription située au sommet. Les armoiries de l’armée de Granery sont sculptées partout, à l’intérieur et à l’extérieur des murs et une inscription sur le mur du presbytère, côté Borne, rappelle que l’abbé restaura sur ses propres deniers les bâtiments qui avaient subi les injures du temps. Deux architectes de Biella (Italie) ont surveillé les travaux.

C’est la devise de l’abbé de Granery qui orne encore aujourd’hui le blason d’Entremont :

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UT SERES METES Comme tu sèmeras, tu récolteras.

La fin de l’abbaye

Après une longue vacance de quatorze ans, Louis de Montfalcon clôt la liste des abbés d’Entremont. Le roi lui alloue 621 livres pour démolir le vieux clocher de l’abbaye et le rebâtir avec cinq étages. Il faut 200 feuilles de fer blanc pour le couvrir. Coût total : 5 897 livres. L’abbé dresse un inventaire des biens de l’abbaye pour l’envoyer à Turin. C’est la fin… Le prieur claustral étant mort depuis quelques années, il ne reste que cinq chanoines dont l’un est curé d’Entremont.  A partir de 1738, les chanoines ont tout bonnement supprimé la récitation de l’office en commun.

En 1772, à la suite des édits d’affranchissements donnés par le Duc de Savoie, les communautés d’Entremont et du Petit-Bornand, réunies en conseil général, nommèrent des délégués en vue de profiter des avantages qui leur étaient offerts en se libérant des servitudes féodales. Le montant de l’affranchissement est fixé pour Entremont à 6 500 livre. Le Petit-Bornand donnera 12 000 livres et le Grand-Bornand 1 000 livres. L’affranchissement n’est pas reçu avec l’enthousiasme qu’on pourrait supposer, mais avec méfiance : « ces savoyards, disait le roi Victor, Duc de Savoie et roi de Sicile, le Bon Dieu leur ferait pleuvoir des sequins, qu’ils se plaindraient qu’ils cassent les tuiles ! »

Le révérend Claude Maistre demeura curé d’Entremont jusque dans les temps troublés de la Révolution. Son traitement, moitié en argent, moitité en nature, est pris sur les revenus du monastère. Il reçoit un vicaire. Les autres chanoines sécularisés reçoivent une pension avec le droit de conserver leurs appartements dans l’Abbaye.

En 1777, l’abbaye est officiellement supprimée.

En 1793, Entremont appartient au canton de Grand-Bornand et participe à la révolte de Thônes contre l’occupation française et la chasse aux prêtres réfractaires.

Depuis lors, une partie des bâtiments de l’Abbaye a été démolie. La partie conservée a servi de presbytère et, jusqu’à la fin du XIXè siècle, de mairie et d’école.

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Il faut avoir une maison pour l'y ranger"

J.P Sartre

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Nous vous souhaitons de  belles vacances en Haute-Savoie !

Vous pouvez également visiter l'Abbaye

d'Entremont et son Trésor,

Renseignements: 

http://www.entremont-village.com